LES SITES LÉGENDAIRES DE NANTES


 
Les deux croix qui signalent
le lieu du martyre
des saints Donatien et Rogatien

- La basilique Saint-Donatien-Saint-Rogatien s'élève sur le site où ils furent enterrés, tandis qu'une double croix, rue Dufour, indique le lieu supposé de leur supplice.

- Le quai Baco perpétue le souvenir d'un ancien maire au moment de la Révolution, mais la rue du Roi Baco évoque, elle, un roi légendaire de Nantes.

- Le quartier de Barbin, avec entre autres la rue de la Fontaine de Barbin, se souvient peut-être d'un patronyme courant. Il pourrait aussi, selon Jean Paul Lelu, se référer à quelque personnage mythologique.

- La rue de Bel-Air, comme tous les toponymes de ce type, permet de s'interroger : y a-t-il là trace du dieu Belen ? Il en va de même pour la rue Balen, dont l'étymologie (un peintre flamand du XVIIème siècle) est sujette à caution, et pour la rue du Ballet, qui perpétue le nom d'un ancien clos.

- La rue du Bois Tortu évoque le "Cotoatre" - "bois courbé" selon la traduction du breton que suggère Jean Markale - mentionné dans Perceval par Chrétien de Troyes. Toponyme qui est à mettre en rapport avec le forgeron Trébuchet et avec l'eau de la fontaine qui, seule, pourra ressouder l'épée du Roi Pêcheur (voir l'étude de Jean Paul Lelu sur La Géographie sacrée de Nantes).

- Le quartier du Bouffay se rappelle du château qui autrefois s'y dressait, et notamment de la tour - le "Joyeux Vacarme" - où fut emprisonnée Ysave, épouse du roi de Vannes et mère de Caradoc, que le magicien Eliavrés rejoignait la nuit pour y festoyer bruyamment.

Le beffroi de l'ancien
château du Bouffay
domine désormais le clocher
de l'église Sainte-Croix

- La statue de Notre-Dame-de-Délivrance, actuellement à la cathédrale, se trouvait autrefois dans la cour Gaillard, au 15 de la rue des Carmes, où les femmes sur le point d'être mères venaient la prier.

- La place du Change portait déjà ce nom au IXème siècle. C'était probablement là que se traitaient les grosses affaires. Elle se trouvait au centre de la ville, au point d'intersection des deux grands axes de circulation. On peut y voir sur une façade la figure des Enfants Nantais.

- La rue Frédéric Caillaud se nommait autrefois "rue des trois Pendus", en mémoire de trois hommes, injustement accusés d'un crime et exécutés.

- La rue de Gigant porte peut-être le nom d'une ancienne famille. Elle peut aussi désigner un géant mythique, d'autant plus qu'elle donne accès au sommet d'une butte dominant la Chézine.

- La rue et la ruelle du Mont Goguet pourraient évoquer un ancien Mont Gargarius, dédié à Gargantua.


- La Fontaine Sainte, sur la colline de La Hautière, a jailli lorsqu'Alain Barbe-Torte, qui s'était réfugié là, a imploré la Vierge.

- C'est sur le site de l'Hôtel-Dieu que Gilles de Rais fut supplicié en 1440. Le monument Notre-Dame-de-Crée-Lait en a perpétué le souvenir jusqu'en 1848.

- Le Champ Lucet, à Chantenay, pourrait se référer à Lug, ou bien à un ancien lucus, bois sacré.

- Une statue de la Vierge serait apparue vers 1650 sur le plateau Saint-Jacques. Devant son refus d'être déplacée, on l'y a installée dans une grotte, où elle est révérée sous le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Grâce.