- La basilique Saint-Donatien-Saint-Rogatien s'élève sur le site où ils furent enterrés, tandis qu'une double croix, rue Dufour, indique le lieu supposé de leur supplice. - Le quai Baco perpétue le souvenir d'un ancien maire au moment de la Révolution, mais la rue du Roi Baco évoque, elle, un roi légendaire de Nantes. - Le quartier de Barbin, avec entre autres la rue de la Fontaine de Barbin, se souvient peut-être d'un patronyme courant. Il pourrait aussi, selon Jean Paul Lelu, se référer à quelque personnage mythologique. - La rue de Bel-Air, comme tous les toponymes de ce type, permet de s'interroger : y a-t-il là trace du dieu Belen ? Il en va de même pour la rue Balen, dont l'étymologie (un peintre flamand du XVIIème siècle) est sujette à caution, et pour la rue du Ballet, qui perpétue le nom d'un ancien clos. - La rue du Bois Tortu évoque le "Cotoatre" - "bois courbé" selon la traduction du breton que suggère Jean Markale - mentionné dans Perceval par Chrétien de Troyes. Toponyme qui est à mettre en rapport avec le forgeron Trébuchet et avec l'eau de la fontaine qui, seule, pourra ressouder l'épée du Roi Pêcheur (voir l'étude de Jean Paul Lelu sur La Géographie sacrée de Nantes). -
Le quartier du Bouffay se rappelle du château qui autrefois
s'y dressait, et notamment de la tour - le
"Joyeux Vacarme" - où
fut emprisonnée Ysave,
épouse du roi de Vannes et
mère de Caradoc, que le magicien Eliavrés rejoignait
la nuit pour y festoyer bruyamment.
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La statue de Notre-Dame-de-Délivrance, actuellement à la
cathédrale, se trouvait autrefois dans la cour Gaillard, au 15
de la rue des Carmes, où les femmes sur le point d'être
mères venaient la prier. -
La rue de Gigant porte peut-être le nom d'une ancienne famille.
Elle peut aussi désigner un géant mythique, d'autant plus
qu'elle donne accès au sommet d'une butte dominant la Chézine.
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