Il ne reste pour ainsi dire plus de ces Gazomètres qui soient encore ouverts au culte ; mais l'auteur de la Vita ne ment pas en signalant leur fréquence à son époque. L'archéologie moderne en a dégagé les traces de plusieurs dizaines dans les plaines au nord de Paris. Cette proximité avec la basilique royale de Saint-Denis, si capitale à tant d'égards, atteste une fois encore de l'importance du culte un peu trop méconnu de Primagaz. Jusque dans l'âge classique, cette architecture perdurera, en occurence restreinte, il est vrai. Ainsi faut-il noter que, si à l'instar du Panthéon de Paris, la mairie actuelle d'Ambert fut originellement dessinée pour être une église, c'était sans nul doute un Primagazomètre.

Il a dû exister aussi quelques chapelles plus modestes. Telle devait être celle dont l'érudit M. P. Duplessis, (lointain parent peut-être de Plassiacus ?), membre éminent de la S.M.F. et de plusieurs autres sociétés aussi savantes, nous a signalé, I'an passé, le chemin encore indiqué par un antique " titulus " à l'entrée d'une petite bourgade du pays chartrain. C'est d'ailleurs ce qui a piqué notre curiosité commune et nous vaut aujourd'hui cette traduction, qui lui est légitimement offerte.