Week-end mythologique de Samonios (Samain)
entre la Rance et la baie du Mont-Saint-Michel

 

Date : Samedi 12 et dimanche 13 novembre 2005

Organisation : Marc DECENEUX

Notre week-end mythologique des 11 et 12 novembre 2000 a réuni une soixantaine de personnes, pour moitié des membres de la SMF, et pour moitié des participants locaux, qui nous ont accompagnés et régalés en nous faisant découvrir les récits légendaires de la région, ou en nous initiant à la musique gauloise, à l'archéologie, à la peinture mythologique ...

Monsieur Charles Bourdais, maire du Mont-Dol, s'est montré particulièrement intéressé par le travail réalisé par la SMF, et nous a chaleureusement accueillis en mettant à notre disposition la salle municipale.

Rappelons le programme, qui était particulièrement riche :micalement à

- Samedi 12 novembre
Découverte du village ancien de Saint-Suliac, sur les bords de la Rance, de sa belle église du XIIIe siècle et du Mont-Garrot, haut-lieu du légendaire de Gargantua. Notre géant y dévorait ses propres enfants au fur et à mesure de leurs naissances, tel le Saturne-Kronos gréco-latin, et il fut enterré sous le Mont-Garrot, qui est également la tombe d'un dragon terrassé par le saint éponyme. Les riches traditions du lieu nous ont été rapportées par Maria Louhier, mémoire vivante des légendes de la Rance, conteuse et poétesse au verbe inspiré.

Le soir, l'ensemble Bardos nous a transportés dans le monde magique des bardes gaulois

- Dimanche 16 avril
Exploration, dans les tourbières maléfiques et hantées de la Mare-Saint-Coulman (Colomban), de l'étrange colline de Lillemer (Insula Meur : la Grande île), sorte de Mont-Dol en miniature (14 m !). Des fouilles archéologiques toutes récentes (et encore inédites) y ont révélé la présence d'un site extraordinaire du néolithique moyen (début du IVe millénaire), comprenant un fossé et un rempart de terre et pierres ceinturant toute la base de la butte, et une chaussée de bois, parfaitement conservée, qui permettait d'accéder au rocher à travers les marais. Cette découverte fantastique nous a été détaillée sur place par l'archéologue Catherine Bizien, responsable des fouilles. Ce fut aussi l'occasion d'évoquer les traditions immémoriales des tourbières : église et cité englouties sous les eaux (thème attesté au XIIe siècle dans la "Chanson d'Aiquin"), hurlements de la bête des marais (le "Bugle"), ancien pardon aux chevaux sous le patronage de saint Eloi (en relation avec l'ancienne frontière gauloise au pied de la butte), etc …